Des Résistants à la rencontre des jeunes...
Sommaire
Raymond Aubrac : "Résister, un verbe qui se conjugue au présent", p1
Interventions des autres participants, p5
Retour aux questions des élèves, p6
Témoignages très poignants des autres résistants qui s’en sont sortis, p7
Le 15 mai 2007, au collège Vincent Scotto (Marseille), les élèves des classes de 3ème des collèges Romain Rolland, Pont-de-Vivaux et Vincent Scotto ainsi que des élèves de 1ère du lycée Marcel Pagnol ont accueilli Raymond Aubrac, ancien résistant et Commissaire de la République en compagnie d’autres résistants et intervenants :
Charles Biancheri, résistant de la Capelette ; Oswaldo Steddattu (résistant, fils de résistant et salarié des Aciéries du Nord) ; Auguste Fossatti (résistant du groupe combat) ANACR [1] ; Simone Moulet-Chiny (fille de Jules MOULET : résistant retrouvé dans le charnier de Signes) ANACR ; Reymond Tonneau (résistant du Vercors & écrivain), Luc Joule & Sébastien Jousse ( co-réalisateurs) du film Les réquisitions de Marseille , Jacqueline Cristofol (secrétaire de Raymond AUBRAC et épouse du 1er Maire élu à la libération Jean Cristofol), Paul Carpita (Réalisateur du film Le rendez vous des quais censuré pendant 35 ans) ; Robert Mencherini (universitaire, historien : histoire contemporaine).
Raymond Aubrac : "Résister, un verbe qui se conjugue au présent"
Raymond Aubrac a ouvert le débat en présentant son action : après la défaite de la France, il s’engage dès 1940 dans la résistance en zone Sud. Membre actif avec sa femme du mouvement Libération Sud, il rencontre à Lyon, en 1942, Jean Moulin alias Rex, le représentant du général de Gaulle en France. Responsable du secteur militaire de Libération, il fait partie de l’armée secrète du général Delestraint qui est arrêté en 1943. Peu après, Raymond Aubrac et Jean Moulin seront arrêtés à Caluire près de Lyon par les Allemands. Atrocement torturés par Klaus Barbie, Jean Moulin mourra lors de son transfert en Allemagne tandis que Raymond Aubrac pourra s’échapper grâce à sa femme, Lucie et à un groupe de camarades. De là, ils rejoignent clandestinement l’Angleterre où naîtra peu après leur fille, puis Raymond Aubrac partira à Alger et rencontrera le Général de Gaulle. Préférant le combat aux débats de L’Assemblée consultative provisoire à Alger, il s’engage dans les parachutistes et suit un entraînement intensif. Cependant, début août 1944, le Général de Gaulle le rappelle à Alger et le nomme Commissaire de la République pour la région de Marseille. Il reçoit pour mission :
de ne pas laisser les autorités Alliées administrer les territoires français qui seraient libérés après l’opération Dragon de débarquement sur les côtes françaises de la Méditerranée, prévue pour le 15 août 1944
de s’occuper de la population civile.