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Les codes de lecture de la bande dessinée : 3 fiches guides

La transcription de la parole et du bruit ; l’organisation de la planche et des cases et le langage de l’image de BD

10-05-2004, Bergaglio Sylvie

Sommaire
Fiche Guide 1 : La « bande son » des BD, p1
, p1
Fiche Guide 2 : Le Sens de la lecture , p2
Fiche Guide 3 : Le langage de l’image, p3

En complément des fiches guides, les fiches exercices permettront d’évaluer de manière formative ou sommative les acquis des élèves.

Fiche Guide 1 : La « bande son » des BD

-   La transcription de la parole
La bulle sert à transcrire les conversations, réflexions, monologues, interjections et les états des personnages (les voix intérieures, sentiments). Plus les personnages élèveront la voix plus le tracé des caractères et des contours augmenteront : de la conversation normale, aux cris et vociférations, aux martèlements des mots. Les vibrations sonores sont rendues par le graphisme tremblé des caractères. Le débit des dialogues est transcrit par une respiration plus au moins rapide en plusieurs cases ou plusieurs bulles.
La bulle peut prendre tous les contours et les tailles possibles. Leur nombre est également variable de zéro à l’infini..

Comme une voix off en cinéma, les pensées du personnage, ses commentaires ou ceux d’un narrateur peuvent s’insérer aussi dans l’étiquette, zone de texte placée sur ou sous la case. On appelle ce procédé, le récitatif. A l’origine, les BD ne possédaient pas de bulles mais seulement des récitatifs.

-  La transcription du bruit
A coté ou dans les bulles, la bande-son des BD est constituée également d’onomatopées. Ce « bruitage expressif » se compose des mots dont le son imite celui des objets qu’ils représentent ou qui imitent les sons de la nature. La langue française comprenant peu d’onomatopées à l’origine (tic-tac, ping-pong, glouglou...), les auteurs de BD ont donc créé tout un vocabulaire sonore plus ou moins accentué.
exemple : Tut à Tuuuuut, le son devient plus grave, plus creux, de Tit à Tiiiiiit plus aigu, de Clac à Claaaac plus sec .

Le bruit peut aussi être traduit graphiquement par l’utilisation de symboles et graffitis.

Peu utilisés dans Maus, ils sont très nombreux dans les BD comme Gaston Lagaffe ou les Tintin, Astérix... Les symboles et graffitis sont des icones qui représentent soit une idée précise des pensées d’un personnage, soit un sentiment, une émotion. Il existe une immense variété de combinaisons. Le capitaine Haddock est un spécialiste de ces symboles très expressifs.



 

Dernière mise à jour du site 28/ 01/ 2010


CRDP de l'académie d'Aix-Marseille