Revue de presse de dessins de presse
Sommaire
Matériel nécessaire, p1
Corpus de dessins, p1
Déroulement des séances, p2
Modulation de la séquence , p2
Quelques procédés du dessin d’actualité, p3
Lois sur la presse, p3
Déroulement des séances
L’analyse du dessin se fait en deux temps : dessin isolé, puis recontextualisé.
1) Analyse d’un dessin hors contexte
Les dessins sont présentés sous forme de photocopies (sous pochette protège-document), sans les articles qu’ils accompagnent ni même les légendes (les seuls textes conservés sont les paroles et autres écrits inclus dans le dessin).
Choix du dessin par les élèves : chaque groupe choisit un dessin parmi ceux proposés par le documentaliste. La pré-sélection vise à varier les thèmes de façon à pouvoir réaliser une revue de presse qui donne un panorama des sujets importants dans l’actualité du moment, qui tienne compte des contraintes de supports, et des difficultés d’interprétation. On peut proposer le nombre exact de dessins (un par groupe) ou un peu plus de façon à laisser un vrai choix à tous, en prenant le risque que des sujets soient sur-représentés ou écartés.
Le travail se fait par groupes : un dessin est étudié par deux élèves, mais chacun remplit un questionnaire et rédige un texte.
Les élèves doivent d’abord décrire le dessin le plus précisément possible. Ensuite, ils émettent des hypothèses sur le sens du dessin - sujet traité, nom des personnages, actualité à laquelle il est fait référence, etc.
La décontextualisation des dessins, dans un premier temps, interdit souvent une interprétation immédiate et permet une description plus détaillée du dessin.
Questionnaire pour l’analyse du dessin
2) Poursuite de l’analyse du dessin, recontextualisé
Une fois épuisés la description et les hypothèses sur le sens du dessin, les documents originaux sont distribués, au fur et à mesure des besoins des groupes. Les élèves cherchent leur dessin dans le périodique, puis découvrent les textes accompagnant ce dessin. Ils confrontent alors leurs hypothèses aux titres et articles et peuvent affiner ou réorienter leur interprétation.
L’élève ayant émis des hypothèses sur le sens du dessin lit plus volontiers les textes et articles entourant le dessin une fois qu’il a le document en main, motivé par le désir de vérifier ces hypothèses.
Cette démarche permet également de mettre en évidence les procédés graphiques utilisés par le dessinateur et de creuser ses motivations.
Des documents complémentaires peuvent être apportés par le documentaliste pour permettre l’identification de certains éléments du dessin.
Ainsi, à propos d’un dessin de Plantu évoquant des interventions du maire de Paris et du président de la République, j’ai montré aux élèves des photos légendées de la mairie de Paris et du palais de l’Elysée. Facilité l’identification des bâtiment m’a permis d’insister sur le procédé graphique utilisé : « pourquoi la mairie pour signifier le maire ? ».
Faciliter l’identification de certains éléments laisse du temps pour pousser l’analyse des procédés graphiques : une fois la mairie de Paris reconnue dans le dessin de Plantu, on peut insister sur « pourquoi la mairie pour signifier le maire ? » .
3) Rédaction d’un texte
une vingtaine de lignes comportant les références du document, la description et l’interprétation du dessin.
Chaque élève rédige un texte, corrigé et noté par le professeur de français en collaboration avec le documentaliste.
4) Dactylographie des textes
Les textes corrigés, sont dactylographiés et mis en page par les élèves sur un traitement de texte, sur les postes du CDI. Le plus souvent les élèves tapent le texte ayant obtenu la meilleure note, en lui ajoutant - sur le conseil des professeurs - des éléments de l’autre texte, mais quelques élèves préfèrent maintenir leur texte : deux textes accompagnent alors le dessin surt le panneau d’exposition.
Contrôle des textes. Impression.
5) Réalisation et affichage des panneaux
Chaque groupe d’élèves découpe son texte et son image (les photocopies utilisés en première séance) et les colle sur les panneaux. La composition des panneaux et leur accrochage peut donner matière à réflexion sur le rubriquage de la revue de presse (actualité internationale, nationale, regroupement des documents sur un même sujet, etc.). Réalisation d’une page de titre avec nom de la classe auteur par un élève ayant fini avant les autres.
Pour l’accrochage des panneaux, j’utilise les mêmes grilles et pinces à linge que pour le kiosque. Je décroche les périodiques, les élèves accrochent leurs panneaux. Je laisse tout de même les périodiques ayant servi de support à disposition, en les installant dans un présentoir au dessous des panneaux.
Modulation de la séquence
Selon le degré d’aisance des élèves en matière d’analyse d’image, les deux premières phases peuvent être plus ou moins guidées.
Si les élèves ont déjà acquis une méthode pour analyser les images, par une pratique régulière en cours de français, ou par la réalisation au préalable d’une séquence d’analyse d’images telle que celle proposée sur l’affiche de l’époque coloniale, on peut leur demander simplement de noter les éléments de description du dessin et les hypothèses d’interprétation au brouillon, avant de rédiger leurs textes.
S’il s’agit du premier exercice d’analyse d’image de l’année, il me semble préférable de guider les élèves par un questionnaire - corrigé et noté par le documentaliste avant la rédaction des textes.
Cette séquence prend 3 à 5 heures.