Un trèfle à quatre feuilles pour la politique documentaire
Une idée saugrenue ?
Non, de quoi donner à la politique documentaire toutes ses chances d’aboutir !
car il ne faut pas croire qu’une politique documentaire se décrète, elle se construit...
car il ne faut pas croire qu’elle émane du seul CDI et du seul professeur- documentaliste. Il émane d’une équipe ou plutôt d’un faisceau d’équipes qui ne sont pas centrées sur le CDI. Celui-ci est, en effet, un des lieux parmi les autres lieux d’information internes et externes à l‘établissement.
car il ne faut pas croire qu’il suffit de réunir une équipe, cette équipe émerge des actions engagées et des différents projets.
En effet, la politique documentaire n’est pas et ne se réduit pas à un projet CDI amélioré : le projet CDI insère les actions pédagogiques et gestionnaires des professeurs documentalistes dans le projet d’établissement. La politique documentaire intègre au projet d’établissement toutes les actions concernant la pédagogie, la maîtrise et gestion de l’information. La politique documentaire procède donc d’une démarche de projet. On présente souvent la démarche de projet de manière linéaire : analyse des besoins, choix des objectifs, planification, évaluation. Le risque est alors de s’enfermer dans un projet « programmatique » répondant aux seuls critères formels de qualité de service et centré sur les étapes. En revanche si l’état des lieux se fait à partir des projets, certes déterminés, on crée une dynamique qui dépasse l’analyse fonctionnelle et permet de rejoindre les aspirations d’une équipe d’établissement.
Il s’agit donc d’adopter un fonctionnement systémique plutôt que linéaire.
En effet, la politique documentaire s’organise autour de quatre pôles : la politique d’acquisition, de gestion, d’information et de communication, de formation.
Ces pôles sont en interaction et interdépendants. Toute action ou modification de l’un des pôles réagit sur les autres. L’ensemble forme un système en évolution permanente caractérisé par un état donné dans le temps. L’analyse systémique permettra de mettre en évidence les facteurs relevant de chacun de ces pôles, pouvant eux-mêmes se démultiplier.
La démarche systémique consiste donc à penser la documentation dans sa globalité et sa complexité, à la représenter intellectuellement et graphiquement- pourquoi pas avec la métaphore du trèfle- comme une combinaison de relations et d’interrelations complexes, en montrant qu’elle est à la croisée de multiples éléments.
C’est ainsi que le rapport d’évaluation du ministère met en relation les lieux de ressources documentaires, leur organisation (cf. trèfles de la communication et de l’information ) et les actions documentaires, c’est-à-dire l’usage pédagogique qui en est fait (cf. trèfle de la formation). Ce sont les éléments que le rapport ministériel détermine comme « les premiers indices formels de la politique documentaire ». (05.02 (avril) - Les politiques documentaires dans les collèges Régine Gentil et Roseline Verdon, DEP C3, 6p. ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/noteeval/ne2005/eva0502.pdf)